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mardi 13 juin 2017

Infusion de Sciences: La plante à bulles.

Vous voulez faire des bulles avec une plante ? Utilisez la saponaire!
Également appelée « herbe à savon », la saponaire mousse et peut être utilisée comme substitut au savon pour laver les vêtements, les cheveux et même la peau. Il en existe une vingtaine d’espèces, souvent méditerranéennes. L’une des saponaires les plus connues est la saponaire officinale (ou Saponaria officinalis L., vient du latin sapo = savon). Il s’agit d’une plante vivace dont la tige mesure 40 à 80 cm avec des fleurs roses. Sa floraison se déroule de juin à octobre. A la base de la plante se trouve le rhizome, lieu de réserves nutritives. Il s’agit d’une tige souterraine dont la partie inférieure donne la formation de racines et dont la partie supérieure donne la formation de tiges. C’est surtout dans le rhizome que l’on trouve l’agent moussant de cette plante, la saponine. Cette molécule a une propriété tensioactive naturelle, c'est-a-dire qu’elle peut solubiliser 2 phases comme l’eau et l’huile, ce qui confère des propriétés moussantes et de détergent à la plante. De plus, la saponaire peut être utilisée sous forme de décoction comme expectorant, dépuratif ou encore diurétique. Attention, utilisée à forte dose, celle-ci présente une toxicité pouvant mener à une destruction des globules rouges (hémolyse) due aux propriétés tensioactives de la saponine qui solubilise leurs membranes. Il faut donc l’utiliser avec prudence sous surveillance médicale. Pour finir, la recherche s’intéresse à cette molécule dans la lutte contre le cancer (leucémie) ou encore dans les vaccins pour faciliter l’absorption de molécules grâce à sa capacité de solubilisation des membranes.

Laurence BOUDIERE - Docteur en biologie végétale.

vendredi 2 juin 2017

PSYCHO/SOCIO: Synthèse de: « Apprivoiser les écrans et grandir »

Les écrans font partie de notre vie d’une manière que nous n’avons jamais connue jusque-là, avec une multiplicité des supports et des contenus. La consommation d’écrans par les enfants est aujourd’hui un motif très fréquent de consultation auprès du pédopsychiatre.

Avant 3 ans : Les tout-petits apprennent essentiellement par imitation. Pas de télé pour les bébés. Et les tablettes tactiles que l’on nous vante ? Elles ne sont aucunement indispensables à son développement.
De 3 à 6 ans : Les repères narratifs sont encore en construction à cet âge. Soyons très attentifs à ce que les enfants comprennent ce qu’ils voient sur les écrans. Invitons les enfants à parler de ce qu’ils voient. N’offrons pas une console de jeux personnelle à un enfant de moins de 6 ans ! Préférons les jeux en famille. Dès cet âge, posons des repères clairs sur le temps d’écran !
De 6 à 9 ans : L’enfant est trop jeune pour naviguer seul sur internet. Les écrans doivent rester une source d’échange familial. N’installons pas d’ordinateur ou de télévision dans sa chambre!
De 9 à 12 ans : Affichons en bonne place trois conseils pour un bon usage d’Internet :
· Tout ce que l’on y met y restera éternellement et peut tomber dans le domaine public.
· Tout ce que l’on y trouve est indécidable, on ne sait jamais d’où cela vient, si c’est vrai ou si c’est faux.
· Enfin le respect du droit à l’image est fondamental : personne ne peut utiliser mon image sans mon accord et… je ne peux utiliser l’image de personne sans son accord !
Après 12 ans : C’est l’âge des premiers téléphones mobiles et des réseaux sociaux. Continuons à parler avec nos adolescents des usages qu’ils font des écrans, de ce qu’ils y voient. Mettons-les en garde contre le cyber harcèlement, la pornographie, le téléchargement illégal. Négocions avec eux un temps d’écran hebdomadaire, une charte pour un bon usage familial des outils numériques, et évitons toute possibilité de connexion nocturne depuis leur chambre.

Docteur Marie-Noëlle Clément – Résumé Sibylle.

jeudi 25 mai 2017

Il était une fois, en Vésubie...

C'est à la suite de longues tractations qu’était réalisée, le 2 mai 1568, la délimitation de la forêt du Tuor, commune de Belvédère, sur la rive gauche du vallon du Graus. Peu éloignée du village, cette forêt servait également de terrain de parcours aux différents troupeaux, comme en témoignent encore d’anciennes vacheries. La facilité de l’exploitation des bois par flottage dans le vallon en faisait la richesse potentielle. La délimitation, obtenue par la commune, lui permettait de préserver ses droits exclusifs face aux prétentions de sa voisine bollénoise. Anciennes terres seigneuriales entre les mains des maisons féodales aux XIe-XIIe siècle. puis du Comte de Provence au siècle suivant, ces forêts et alpages d’altitude ont longtemps été, dès leur appropriation, sources de conflits inépuisables entre les Communautés villageoises. L’abornement réalisé conjointement mettait (temporairement) fin à ces tensions. Mais il s’agissait aussi d’imposer des règlements d’usages face à l’importante pression des villageois prompts à s’approprier ces ressources. La mise en défense des espaces forestiers après une coupe devait favoriser la repousse des plantes, éviter les sur-pâturages stérilisants et d’éviter les empiétements des habitants qui se procuraient les sous-produits des forêts, pour les litières (les fougères…) comme pour le chauffage (ébranchements…). 

Éric GILI

jeudi 18 mai 2017

La décoration d’intérieur : pour quoi faire ?

La "décoration d’intérieur" est un terme qui décrit plusieurs problématiques. Elle peut aussi bien induire de gros travaux, telle qu’une rénovation totale d’un appartement ou d’une maison, que de petits aménagements afin d’améliorer son intérieur de manière efficace. Dans tous les cas, l’ambiance de notre intérieur est capitale pour notre bien-être, nous passons beaucoup de temps chez nous et nous en négligeons certains aspects.
Nous sommes tellement habitués à notre lieu de vie que nous ne voyons plus les changements qui s’imposent et qui nous aideraient à mieux vivre au quotidien. Or il suffit souvent de quelques astuces pour y parvenir. Manque de luminosité ? Décoration vieillotte ? Un trop plein de meubles ? Un éclairage non optimisé ? Des solutions existent. Il est important de prendre conscience des pièces dans lesquelles on a du mal à se sentir bien afin de commencer à cerner ses besoins. Gagner en efficacité grâce à une meilleure circulation dans la pièce, gagner en lumière grâce à un éclairage adapté à chaque pièce, gagner en confort grâce à quelques accessoires, apporter une touche de modernité en repeignant un mur ou en rénovant les meubles de famille…
Comme vous le lirez dans les prochains articles, les idées et astuces sont multiples afin que votre intérieur reflète votre style de vie et plus important, pour que vous vous y sentiez bien.

Mélanie Philip, Décoratrice Professionnelle.

vendredi 12 mai 2017

Jardinage: Joli mois de mai.

C'est le moment de l'année où tout devient possible au jardin.
Tous les végétaux peuvent être plantés dans cette période. Mais c'est surtout le moment idéal pour les plantations des fleurs annuelles et des plants potagers. Gardez- vous bien de commencer à mettre en place les plantes les plus fragiles avant la fin des Saints de glace soit le 25 mai, pour les parcelles à plus de 800 m d’altitude.
Sur les communes du bas de la Vésubie, ces plantations pourront se faire à partir du 10 mai. En ce début de mois, la préparation des sols est primordiale, un binage et un apport d'engrais biologique à toutes vos plantes favoriseront leur épanouissement pour tout l'été. Votre gazon appréciera une scarification pour éliminer les mousses et un sur-semis suivi d'un arrosage copieux pour lui redonner sa belle couleur verte d'antan.
Enfin, attention aux invasions de ravageurs tel que les pucerons, surtout sur vos rosiers. Dès l'apparition de ces petites bêtes, vous pouvez traiter avec un mélange de 150 grammes de savon noir râpé, une cuillère d'huile de cuisine et un litre d'eau. Surtout ne pas surdoser car cela serait peut-être plus efficace contre les pucerons mais aussi très néfaste pour vos plantes. Cette période demande aussi d'avoir des plantes bien arrosées pour faire face aux chaleurs de l'été, faites un tour régulier de votre jardin avec votre arrosoir si le ciel ne le fait pas pour vous.
Quelques jours de pluie seraient préférables pour votre jardin car comme le dit le dicton : « Averse de mai a plus de pouvoir que dix arrosoirs ».

Franck Otto-Bruc.

jeudi 27 avril 2017

Sur le sentier de la chapelle Saint André à Lantosque.

À Pélasque, commune de Lantosque, prenez la direction de l’ancien Hôtel Auda, lieu de villégiature de moyenne montagne qui fut très apprécié et qui est maintenant une propriété privée. Continuez à pied en suivant un canal d’irrigation pour atteindre la petite chapelle Saint André du hameau de la Clua.

Ce petit édifice, situé sur un piton surplombant le vallon du Riou du Figaret (canyoning interdit, il faut aller au vallon de Bagnolar pour cela), est probablement très ancien. On devine en partie haute, à l’endroit décrépi, une voûte qui a été fermée, ce qui pourrait indiquer une construction ancienne (XVIe?). Des chercheurs ont avancé l’hypothèse d’une chapelle construite à l’emplacement d’une ancienne « tour » fortifiée du XIIIe siècle. Le site rend cette supposition plausible. Mais qui est Saint André et pourquoi ce choix pour une chapelle limitrophe ?
André est le frère de Saint Pierre qui comme lui péchait au bord du lac de Tibériade. Il sera un apôtre martyr qui meurt sur une croix en "X" qui est un de ses attributs, ce qui le rend aisément identifiable. Il est représenté ainsi dans le tableau (XVIIe) de Giovanni Rocca dans l’église Saint Jacques de la Bolline Valdeblore .
Le choix de la dédicace de Saint André est plus délicat à cerner car ce n’est pas un saint de protection prophylactique habituel comme Roch ou Sébastien. Il s’agit, peut-être, du choix du saint prénom d’un notable. Une croix symbolique. La croix est un symbole religieux ancien remontant à l’antiquité et les premiers chrétiens utilisèrent le poisson avant d’adopter la croix notamment suite à son « invention » par Sainte Hélène au IVe siècle. Le caractère humiliant de la crucifixion fera place à un emblème valorisant aux différentes variantes.

Jean-Pierre Bouret.

(Vous désirez connaître l'histoire et le patrimoine d'un lieu du Haut Pays Niçois que vous
avez repéré, que vous envisagez de visiter ou même dans lequel vous résidez. Pour cela vous
pouvez rechercher des informations sur montnice.fr)

vendredi 21 avril 2017

Jardinage: Le printemps est arrivé.

Les plantations de fleurs peuvent commencer. Les plantes vivaces sont à privilégier en ce début de mois, elles ne craignent pas les petites gelées blanches et vous apporteront une floraison éclatante en été et en automne. La plupart sont particulièrement bien adaptées à notre vallée avec sa rigueur hivernale. Ces plantes vivaces dont le feuillage disparaît en hiver, pointent le bout de leurs pousses quand la terre se réchauffe au printemps. Pour celles qui sont plantées à plus de 800 m d'altitude, il faut les pailler pour qu'elles résistent à des températures hivernales inférieures à -10° Celsius.
Il est aussi temps de planter les bulbes à floraison estivales tels que les dahlias. Ces fleurs naines ou géantes suivant les variétés sont très faciles à cultiver. Quelques petits points sont à surveiller: attention aux limaces qui boulottent les jeunes pousses et ne pas hésiter à arroser copieusement ces plantes pour que le bulbe grossisse vite et donne de belles fleurs à partir du mois d’août jusqu'aux premiers frimas. Les bulbes doivent être plantés à plus de 20 cm de profondeur si vous les laisser en terre l'hiver, sinon il faudra les arracher et les mettre à la cave pour éviter qu'ils gèlent. Pour les plantes fleuries annuelles, attendez au moins la mi-mai et la fin des saints de glace.
Ces petites fleurs ne supporteraient pas une petite gelée et elles poussent plus vite quand l’atmosphère est réchauffée.
A vos plantoirs, prêt, plantez...et bon courage, la terre est basse.

Franck Otto-Bruc.